Un partenariat enrichissant 

Depuis quelques mois maintenant, l'école de journalisme HEJ Lyon a l'opportunité de suivre l'actualité de la base aérienne 942 Lyon Mont-Verdun. Le partenariat mis en place leur permet de réaliser interviews et investigations au sein de ce lieu stratégique.

HEJ BASEX 942

Sylvain THAGASPANIAN (directeur HEJ & Atelier du Griffon Lyon) et le Colonel BOURGUIGNON lors de la signature du partenariat HEJ / Base Aérienne 942. (crédit photo : Emma LE ROUZIC)

REPORTAGES

Le 15 mai dernier, la base aérienne a organisé un exercice de sécurité, dénommé ELMOS. Imitant le scénario d'un incendie, ils ont fait appel aux élèves de l'école de Maquilleur Perruquier Plasticien Atelier du Griffon, chargés de maquiller deux grands brûlés. Les élèves en journalisme ont, quant à eux, couvert l'événement. Jonathan ARCELLIER, en dernière année du bachelor e-journalisme, nous livre cet article récapitulatif : 

Le mardi 15 mai a eu lieu à la base 942 Lyon Mont-Verdun un gigantesque exercice de sécurité. L’objectif ? Prévenir toute éventualité afin d’assurer la sûreté des aviateurs qui arpentent chaque jour la base aérienne.

Pendant toute une matinée, la base 942 Lyon Mont-Verdun s’est réunie autour d’un même son de cloche : ELMOS. Cet Exercice Local Majeur d'Organisation des Secours consiste pour les aviateurs de la base en une simulation de crise afin de se préparer au mieux à un éventuel incident. Pour cette édition, le scénario de cet exercice fait état d’un incendie d’une grande ampleur au fin fond de l’ouvrage enterré de la base. Véritable point névralgique de ce complexe militaire, cet ouvrage enterré est « un endroit qui protège plusieurs centres d’opération cruciaux » selon Arnaud Bourguignon, commandant de la base aérienne. Chaque jour, plusieurs centaines de personnes chargées d’assurer la défense aérienne française arpentent ainsi plusieurs kilomètres de galeries situées sous le Mont-Verdun. Un endroit stratégique donc où un incendie pourrait prendre au piège l’intégralité du personnel. Le commandant Bourguignon justifie le scénario de cet exercice par le fait que « l’incendie est la menace la plus importante et la plus probable qui pourrait arriver dans un ouvrage aussi confiné ».

BASEX 942

Un dispositif colossal

Pour cet exercice, des moyens importants sont mis en oeuvre afin de répondre le plus fidèlement aux conditions du réel avec un poste de commandement directement en relation avec la Préfecture du Rhône. Ainsi, 250 personnes au total ont été mobilisées pour participer à cette fausse évacuation de l’ouvrage enterré. Parmi elles, 80 ont joué le rôle de victimes en étant maquillées en grand brûlé. Des évacuations à bord de plusieurs hélicoptères ont également été simulées en direction de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes à Bron pour les plus gravement blessés. Aux abords de l’ouvrage enterré, une tente a été installée afin d’administrer les premiers soins aux victimes dont le pronostic vital n’est pas engagé. De l’autre côté, les personnes sorties indemnes de l’ouvrage étaient recensées. Le but ? S’assurer à terme que personne n’ait été oubliée à l’intérieur.

L’importance de la coordination inter-services

Cette simulation a demandé 6 mois de travail en amont pour l’ensemble des services impliquées. En effet, était aussi présent sur place des pompiers du Service Départemental-Métropolitain d’Incendie et Secours du Rhône (SDMIS 69), des pompiers militaires propres à cette base aérienne et plusieurs médecins et infirmiers du SAMU. « Le plus gros enseignement que l’on recherche dans ce genre d’exercice est la coordination interservices » estime le Colonel Chabert du SDMIS 69. Pour cela, la communication entre les services est primordiale. « Il est important de pouvoir communiquer à l’intérieur de l’ouvrage via des radios et d’avoir également une liaison à l’extérieur » poursuit le Colonel Chabert.
Si un débriefing de l’exercice a eu lieu dans l’après-midi, le commandant de la base a assuré que « les coordinations sur le terrain se sont faites dans de très bonnes conditions ». Une opinion partagée par les différents services présents sur le terrain. Au final, ELMOS 2018 c’est un plan qui s’est déroulé sans accroc.

Jonathan Arcellier

 

Reportage réalisé par Céline LATCHIMY IRISSIN, en 3e année du programme Bachelor.
 

Reportage audio réalisé par Adrian GUIGUE, en 3e année du programme Bachelor (à retrouver sur notre chaîne Youtube)


Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Défense Sud Est : http://www.defense-lyon.fr/exercice-local-dorganisation-secours-ba-942/